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LE VILLAGE DU TOUVET
Le Touvet est situé dans la vallée du
Grésivaudan, à 31 kilomètres de Grenoble et à 32 kilomètres de Chambéry.
Le village est bordé au nord par le torrent du Bresson qui descend de
Chartreuse et se jette dans l'Isère.
Le Touvet compte de
nombreux atouts :
sa qualité de vie, son histoire, sa situation géographique, ses
châteaux, ses sentiers de randonnées, sa facilité d'accès (autoroute),
ses nombreux services et commerces.
Aujourd'hui résolument tourné vers l'avenir, Le Touvet est devenu un
des pôles attractifs du Grésivaudan.
Le Touvet est une des 9 communes de la
C.I.A.G.E (Communauté
d'Intervention et d'Aménagement du Grésivaudan et de son
Environnement).
Trois plantes rares sont présentes au hameau de la
Frette : L'ail à tige anguleuse (Allium angulosum), le Cirse de
Montpellier (Cirsium monspessulanum), la Gentiane pneumonanthe (Gentiana
pneumonanthe). Elles sont protégées par la réglementation.
Au XI° siècle : "TOVETUM".
Dérivé du latin "TOFUS" qui désigne le tuf, sorte de pierre poreuse.
Les habitants sont appelés les Touvétains".
Voir les photos du Touvet et de ses Fêtes |
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Histoire du Touvet |
| On trouve trace du
Touvet dès le début du Moyen Âge. Au
XIe siècle,
il en est fait mention sous l'appellation de Tovetum. Ce nom
est tiré du latin Tofus, qui désigne le tuf,
matériau calcaire formé de brindilles et de mousses sur lesquels l'eau
de ruisselemet a déposé son calcaire, que l'on trouve aux alentours.
En 1317, le
dauphin
Jean II donne à
Rollet d'Entremont, dont la famille était implantée au Touvet
depuis 1263,
tous ses droits et juridictions, sauf la souveraineté, sur le Touvet
et ses environs. Rollet d'Entremont obtient l'autorisation de
construire un château.
Au
XVIe siècle,
le
baron des Adrets, établi dans son château à
La Frette, se distingue dans plusieurs campagnes militaires.
Le Touvet devient un marquisat sous
Louis XIV. Au
XVIIIe siècle,
le
comte de Marcieu aménage le château et y crée des cascades,
jardins et escaliers d'eau à l'italienne.
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Les grands personnages |
Henri Louis Didon
(1840 - 1900)
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Henri Louis Didon,
naît le 17 mars 1840 au Touvet. A neuf ans, il
est au petit séminaire du Rondeau. C’est un élève brillant, doublé
d’un sportif. En 1855, les "Jeux olympiques" du Rondeau sont les
premiers de la modernité, 64 ans avant ceux d’Athènes. C’est dans
cette commune qu'est créée la première association scolaire olympique
et sportive de France, avant le Racing Club de France et le Stade
Français.
Au cours d’un voyage au monastère de la Grande
Chartreuse, près de Grenoble, la foi religieuse de Henri Didon
s’éveille. En septembre 1856, il prend l’habit. Il sera Dominicain.
Orateur de talent, le frère Didon complète sa formation à Rome.
Deux ans plus tard, il est ordonné prêtre à
Aix-en-Provence, il a 22 ans.
L’année suivante, docteur en théologie, Il se
consacre à la jeunesse. Un homme le remarque: le baron
Pierre de Coubertin. Le baron sollicite, dès sa nomination, en
1890, le nouveau proviseur/prieur du Collège Albert-le-Grand
d’Arcueil.
Après une première rencontre, tous deux tracent la
piste d’une sorte de rallye, dans les bois voisins du collège. De
cette course modeste sont issues les prémisses des olympiades du monde
moderne.
Didon lance, pour ses élèves,la devise “Citius,
Altius, Fortius” (Plus vite, plus haut, plus fort), qui deviendra
celle des Jeux Olympiques. Didon et Coubertin sont à nouveau réunis en
1896,à Athènes pour les Jeux Olympiques, où on demande au père
dominicain de célébrer la messe.
Henri Louis Didon meurt
à Toulouse, le 13 mars 1900.
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François de Beaumont,
baron des Adrets
(1513-1587)
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François de Beaumont, baron des
Adrets (1513-1587) est né au château de La
Frette. C'était un capitaine dauphinois et
l'un des protagonistes des guerres de religion.
De 1527 à 1558 François de Beaumont guerroie en
Italie, où il se distingue par sa bravoure.
Suite aux massacres de Cahors, Amiens, Sens et Vassy
par les Guise en mars 1562, le baron des Adrets prend en avril le
commandement des protestants, il pénètre dans Valence avec 8 000
hommes. À partir cet instant et par des chevauchés fulgurantes, il
déroute l'adversaire. Après avoir pris Feurs dans le Forez, le 3
juillet, il marche sur Montbrison à la tête de quatre mille hommes et
s'en empare le 14 juillet 1562. C'est là que le baron des Adrets
invente les sauteries de la mort. Il se dirigea ensuite directement
vers le château de
Montrond, où le gouverneur du Forez s'était renfermé. Il y entre
le lendemain ; puis, y laissant Quintel, un de ses lieutenants, se
retira à Lyon, non sans avoir laissé derrière lui de nombreuses traces
de sang. On dit qu'à
Montrond il pilla l'église ; et parce qu'ils étaient trop lents à
lui apporter les vases sacrés, il fit, ajoute la chronique, jeter en
bas du clocher le curé et le marguillier.
Cette façon de faire la guerre déplaît à Calvin. Le
17 juillet, Il est remplacé à Lyon, par Soubise au poste lieutenant
général. En novembre il rencontre le duc de Nemours, assiégé dans
Vienne, qui offre au baron des Adrets le titre gouverneur du Dauphiné.
Mais en décembre Condé le démet son poste.
Le baron quitte alors la religion protestante et
revient au catholicisme.
En 1567, il repart en guerre aux côtés de Gordes sous la bannière des
catholiques.
En 1569 il se remet en campagne, mais son infanterie est écrasée à
Selongey.
Enfin, dans le
Trièves, il gagne sa dernière bataille contre Lesdiguières.
Il meurt dans son lit en 1587.
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Soeur Louise Hours
(1646-1727) |
Soeur Louise Hours (1646-1727)
Née au Touvet dans une famille de modestes métayers, Louise Hours,
jeune fille mystique et exaltée décide, un beau jour de 1674, de
restaurer l’antique couvent des religieuses chartreusines de
Parménie, entre Tullins et Beaucroissant.
Forte des appuis de l’évêque de Grenoble Mgr Le
Camus et des abbés d’Yse de Saléon et Canel, la jeune fille entreprend
la construction d’un bâtiment de retraite et d’une hostellerie,
rapidement fréquentés par les membres du haut clergé de la région. En
1713, soeur Louise y accueille l’abbé Jean-Baptiste de La Salle,
célèbre fondateur des écoles chrétiennes, lequel, pendant la durée de
sa convalescence, deviendra à la fois le confident de Louise et le
directeur religieux de l’établissement. Une solide amitié, fondée sur
le respect et l’estime réciproque va lier le futur saint et celle qui
se considérait elle-même comme la plus simple des bergères. Soeur
Louise, sollicitée, conseille l’abbé de La Salle et l’incite à
poursuivre l’oeuvre engagée dans les grandes villes du royaume en
faveur de l’éducation de masse des enfants déshérités : " Vous ne
devez pas abandonner la famille que Dieu vous a donnée. Le travail est
votre partage. Il faut persévérer jusqu’à la mort, alliant comme vous
l’avez fait, la vie de Magdeleine et celle de Marthe", lui écrit la
religieuse. De retour à Paris, Jean-Baptiste de La Salle continuera à
demander conseil à celle qu’il appelle "l’ange du désert". Leur
correspondance ne cessera qu’avec la mort du futur saint en 1719.
Soeur Louise Hours, décédée le 22 janvier 1727, légue à l’évêché de
Grenoble sa fondation et sa maison de Parménie, toujours active de nos
jours, "pour y continuer les retraites des personnes de l’un et
l’autre sexes".
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